Étapes pour enregistrer une facture d’achat
1. Rassembler et contrôler les informations essentielles
Avant d’enregistrer une facture, commencez par la vérifier :
- La facture est-elle conforme au Code général des impôts ? (Mentions légales obligatoires, identité du fournisseur, montant HT et TTC…)
- La date de livraison est-elle précisée si elle diffère de la facturation ?
- Les opérations réalisées sont-elles conformes à la commande ou au contrat ?
Il n’est pas rare que des erreurs matérielles (doublons, TVA incorrecte, désignation imprécise) passent inaperçues à ce stade et complexifient la comptabilité en aval.
2. Ventiler les montants : HT, TVA, TTC
- Montant HT (hors taxes) : montant de la prestation ou du produit avant taxes.
- TVA : à noter séparément selon son taux (ex : 20 % ou 10 %).
- Montant TTC (toutes taxes comprises) : somme totale à régler au fournisseur.
Veillez à bien différencier les taux de TVA, plusieurs peuvent coexister sur une même facture.
3. Choisir les bons comptes pour l’écriture
- Compte fournisseur (401) : il enregistre la dette envers le fournisseur.
- Compte de charges (ex : 606, 612, 615…) : il précise la nature de l’achat.
- Compte de TVA déductible (44566) : la TVA payée sur l’achat qui sera récupérable.
Un schéma typique d’écriture pour un achat serait :
| Numéro de compte |
Libellé |
Débit |
Crédit |
| 606 (ou 601…) |
Achat (selon la nature) |
X € HT |
- |
| 44566 |
TVA déductible |
X € TVA |
- |
| 401 |
Fournisseur |
- |
X € TTC |
Chaque écriture doit mentionner la référence de la facture, la date, et un libellé clair (ex : “Achat fournitures bureau, facture n°123”).
4. Saisir dans le logiciel
L’enregistrement peut se faire manuellement sur un logiciel comme Sage, EBP, Ciel, ou dans un journal comptable. Il existe aussi des solutions automatisées de reconnaissance de factures, mais la surveillance humaine reste essentielle, notamment pour l’imputation des comptes. (Sage).