Troisième étape : Analyser la liquidité et la trésorerie
1. Le fonds de roulement net global (FRNG)
Le FRNG désigne la part des ressources stables (capitaux propres et dettes à plus d’un an) qui financent le cycle d’exploitation (stocks et créances) et la trésorerie disponible. Le calcul :
- FRNG = (Capitaux propres + Dettes à long terme) - Actif immobilisé
Un FRNG positif indique que les ressources stables couvrent bien les emplois durables : l’entreprise est en capacité de financer son exploitation sans recourir excessivement au crédit à court terme. À l’inverse, un FRNG négatif signale une tension chronique sur la trésorerie.
2. Le besoin en fonds de roulement (BFR)
Le BFR correspond au montant dont l’entreprise a besoin en permanence pour financer le décalage entre les encaissements clients et le paiement des fournisseurs, des salaires et des charges sociales :
- BFR = Stocks + Créances clients - Dettes fournisseurs
Un BFR constamment élevé indique généralement des problèmes d’encaissement ou une gestion des stocks trop optimiste. À court terme, cela signifie un recours fréquent au découvert bancaire : un élément à négocier avec précaution avec les banques ou à corriger via l’optimisation du cycle de facturation.
3. La trésorerie nette
La trésorerie nette est tout simplement la différence entre les disponibilités (caisse, comptes bancaires positifs) et les concours bancaires courants (découverts bancaires). Sur un bilan, cette trésorerie se repère en fin d’actif circulant. Un solde négatif traduit une situation de tension permanente, qui restreint la marge de manœuvre de l’entreprise.